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ITALIE - Ballade au Paradis

reprises. Je quitte l’endroit alors que la harde s’est légèrement éloignée mais m’est encore visible.

C’est au retour de cette première ballade que j’aurais une belle rencontre en la personne d’un chamois mâle qui n’aura de cesse de s’approcher pour mieux pouvoir m’identifier, ce qui me permet de le photographier aisément et avec une certaine proximité.

La photographie en billebaude réserve parfois de belle surprise, car s’il y a toujours le risque, en se déplaçant, de faire s’éloigner les animaux sauvages, cela permet également de faire de belles rencontres. Comme ici, en rentrant, la rencontre avec ces jeunes chamois de l’année s’est produite au détour du sentier. Par chance ils étaient assez loin et ma soudaine présence n’a pas provoqué de réelle fuite, juste une prise de distance et à faible allure, ce qui a permis les images ci-après

Autre jour, autre rencontre. Après une matinée plutôt ensoleillée, le ciel se couvre rapidement, ne sachant pas trop quelle pourrait être l’évolution météo, je redescends vers la vallée. Et c’est sur ce chemin de retour que je rencontre mes deux premiers bouquetins. La surprise est totale, ils devraient être beaucoup plus haut en altitude à cette saison. Ceux-ci à peine repérés, le ciel se crève et déverse des trombes d’eau, je repère un abri potentiel sous un sapin mais à peine pensé, déjà devancé par mes deux bouquetins qui vont s’installer à l’abri de cette pluie battante.

Impossible d’aller les déranger ! Après tout, ils sont ici chez eux et moi je ne fais que passer. Fort heureusement pour moi la pluie ne durera pas trop longtemps et permettra accessoirement cette image d’un bouquetin confortablement installé sous un sapin.

Je suis trempé, mais le pantalon de randonnée [Modèle Outdoor Pants M] Schöffel séchera vite sur le chemin du retour, alors que la micro-polaire [Modèle Eric] volontiers rangée dans le sac lors de la montée me tiendra au chaud lors de cette descente arrosée.

Une autre rencontre qui me tient à cœur de vous raconter est celle de deux éterlous (chamois entre 1 et 2 ans), qui d’une part se sont montrés conciliants, mais qui plus est presque intimes, laissez moi vous expliquer cela. 

Descente tranquille depuis le refuge, la recherche de jeunes chamois de l’année s’étant soldée par un échec (plus d’échecs que de réussites dans cet exercice en général). J’aperçois mes deux éterlous couchés dans la pente à quelque distance l’un de l’autre en train de ruminer.  Je décide d’entreprendre en long contournement afin de me retrouver à contre vent et dans une position favorable vis-à-vis d’eux et de la lumière. La manœuvre fonctionnera bien pour l’un des deux qui restera complètement immobile me surveillant du coin de l’œil, le second se lèvera très tranquillement et remettra un peu de distance avec moi. Qu’à cela ne tienne, je m’assois à mon tour et observe mon sujet, quelques photos, les oreilles se dressent, mais pas plus d’inquiétude que cela. Quelques instants plus tard, la magie intervient, le jeune chamois se lève et se dirige vers moi tranquillement comme si je n’existais plus,

Clic clic quelles photos, il me regarde un peu intrigué et continue de s’approcher, il viendra se coucher à moins de 10 m. Je n’ose plus bouger de peur de l’effrayer. Après quelques minutes, je me risque à prendre une photo, clic, rien juste un regard un peu étonné. Alors je m’enhardi et prends un série de clichés.

Ce n’est que près d’une demi-heure plus tard que mon sujet daignera se lever et partir tout doucement rejoindre son compagnon allongé plus loin. Comment expliquer le sentiment qui vous envahi lorsque vous êtes en communion avec un animal sauvage, qu’il tolère votre présence, et qui plus est, est même venue la chercher ? Le chamois a l’odorat et la vue très développés : il m’a forcément vu et senti, et malgré cela il est venu voir de quoi il retournait et a décidé que je pouvais être un compagnon de séance de ruminage, un moment d’intimité très particulier que je ne suis pas près d’oublier.

 

On ne peut pas passer une semaine au grand Paradis et ne pas les voir, et alors comment ne pas en parler, ne  serait-ce qu’un tout petit peu. De qui parle-t-on ? Des marmottes bien sur.

Celles-ci sont sorties depuis peu de temps de leur hibernation et se montrent particulièrement actives, mais également assez méfiantes à l’égard des randonneurs. Plus tard en saison, habituées aux passages incessants des randonneurs, elles se montreront plus faciles à approcher.

Pour l’instant elles profitent du moindre rayon de soleil pour aller s’étaler sur les rochers ou encore faire le tour du propriétaire ; une petite gratouille entre amies étant recommandée au passage.