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ALASKA (3) - Découverte de la faune

le soleil dissipe un peu la brume et apporte sa lumière pour mieux distinguer le groupe de lagopèdes.

 
 
Le niveau de la rivière ne monte pas, nous devons marcher en exploration pour rencontrer des ours. Cela reste aléatoire et nous devons nous montrer prudents pour ne pas les surprendre. Ils ont tout simplement horreur de ça, leurs réactions pouvant alors être imprévisibles.
Depuis le début nous disposons de bombe à ours au cas où. Nous espérons ne pas avoir à nous en servir, elles sont très efficaces mais demandent à être actionnées à une distance inférieure à 10 mètres. Je préférerai donc ne pas avoir à essayer.
 
 
Notre guide nous indique qu’en vingt ans il ne s’en ai jamais servi. Rassurant.
Dernières émotions, le jour du départ le vent se lève et se renforce de minutes en minutes. Nous étions en train de démonter le camp. Nous appelons l’hydravion par téléphone satellite. Le pilote nous indique qu’il peut venir mais qu’il redécollera à 9h pas plus tard. Etant prévu que le vent se renforce encore, tout décollage deviendrait impossible passé une certaine vitesse ; de plus, le lac - si calme d’habitude - se creuse d’une houle de mauvais aloi. Nous plions le camp à toute allure. Record battu, tout est dans les sacs prêt à être embarqué en moins d’une heure. La dernière fois, il nous avait fallu près de 2 heures. Les deux hydravions viennent de se poser. Il faut les maintenir face au vent le temps du chargement, si celui-ci les prenait par le travers une rafale pourrait les faire se retourner ou à tout le moins basculer sur l’aile, embêtant.
Le chargement prend fin, tout le monde est embarqué. Dans le petit hydravion : les poids plumes, dans le gros, tout le fret et 4 passagers plus le pilote. Nous nous éloignons de la rive, nous sommes chahutés de tout bord. La houle empêche le pilote de mettre franchement les gaz. Nous naviguons ainsi 5 bonnes minutes. Une accalmie ? Pleins gaz, la houle tape dans les flotteurs, nous basculons un peu sur l’aile. Un flotteur se soulève, nous prenons de la vitesse : ça y est, nous somme en l’air.

Nous faisons un grand virage, nous surveillons le second hydravion. Il sera obligé de se rendre dans une crique le mettant un peu plus à l’abri du vent pour pouvoir décoller. Les pilotes de ces hydravions sont des professionnels, habitués aux conditions changeantes de cette région du monde.  Le vol dure à peine 30 minutes. Nous revoici à notre point de départ, l’atterrissage sur la rivière se fait en douceur, ici le vent n’est plus aussi fort et la rivière plus étroite évite la formation de la houle. Il pleut et il fait froid à King Salmon. Nous devons débarquer tout notre matériel, heureusement que le personnel de la compagnie d’hydravion nous donne un coup de main.
Après un solide déjeuner, nous avons un peu de temps pour le shopping, très limité, de l’endroit. A nouveau l’attente pour l’embarquement pour le mini jet qui nous ramène à Anchorage. Le temps se dégrade à vitesse grand V. Nous nous faisons la réflexion que notre séjour aurait pu bénéficier d’un temps plus clément mais également d’un temps beaucoup plus dégradé. Après un vol sans histoire nous atterrissons à Anchorage, toujours sous la pluie.